Après Hayian, c’est désormais le désespoir qui ravage les Philippines. Les survivants manifestent leur colère face à la lenteur des secours. <br /><br />Les autorités ont déployé des centaines de soldats et imposé un couvre-feu près de Tacloban pour lutter, notamment, contre le pillage.<br /><br />Une dizaine de morts lors du pillage d’un entrepôt de riz<br /><br />Une dizaine de personnes ont été tuées à Alangalang, non loin de Tacloban, dans un entrepôt. Un mur s’est effondré sur les victimes qui tentaient de voler du riz.<br />Plusieurs dizaines de milliers de sacs de riz auraient été dérobés par la foule.<br /><br />L’ONU a lancé un appel aux dons à hauteur de 225 millions d’euros pour aider la population à survivre après ce cataclysme.<br /><br />“C’est un peu comme le tsunami. On sait qu’il ne reste pratiquement plus rien, presque tout a été détruit. Nombre de personnes sont à la rue, elles n’ont pas d’eau, pas de nourriture. Donc, nous voulons également mettre en place un système de purification de l’eau”, explique Tim Van Reet, membre de B-FAST (Belgian First Aid & Support Team), un groupe d’intervention humanitaire belge.<br /><br />Un bilan toujours incertain<br /><br />Désespérés et affamés, les Philippins se jettent sur la première source d’eau potable venue, car l’aide arrive pour l’instant au compte-goutte. <br /><br />Les Nations unies évoquent un bilan provisoire de 10 000 morts alors que les autorités philippines estiment, elles, que le nombre de victimes est quatre fois moins important.<br /><br />Il faudra du temps pour déterminer l’ampleur des pertes humaines. En attendant, les rescapés tentent de survivre au milieu des décombres et d’une très forte odeur de décomposition.
