L'armée française a lancé une vaste opération de "dissuasion" et de sécurisation, mobilisant 600 hommes, dans deux quartiers stratégiques de Bangui, la capitale centrafricaine. <br />Depuis le début de l'intervention française, les violences interconfessionnelles se sont multipliées entre les milices chrétiennes "anti-balaka" et la Séléka, l'ex-rébellion majoritairement musulmane qui a chassé le président François Bozizé en mars 2013. Jeudi, un charnier d'une trentaine de corps a été découvert à Bangui. <br />L'armée française intervient, avec l'accord de l'ONU, pour tenter de rétablir la sécurité dans ce pays en plein chaos. Elle collabore avec les troupes internationales de la Misca. <br />Deux soldats français ont été tués le 10 décembre lors d'un échange de tirs. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, entreprend lundi une visite de trois jours au Mali, au Niger et au Tchad.
