Retour au calme ce à Bangui après une nouvelle nuit de pillages et d’affrontements dans la capitale centrafricaine.<br /><br />Deux jours après la démission du président Djotodia, pour la première fois ce dimanche, des combattants Séléka musulmans ont fraternisé avec les chrétiens des milices d’auto-défense anti-balaka. Les deux camps ont échangé des accolades sous les applaudissements de la foule dans le quartier de Bimbo.<br /><br />Alors que les troupes africaines et françaises poursuivent les opérations de désarmement, les Centrafricains ne cachent pas leur soulagement après dix mois d’un conflit interreligieux meurtrier qui a fait un million de déplacés. “On a besoin de paix, martèle Eugénie Koyvonne, une résidente de Bangui rencontrée sur le marché. Parce qu’on a perdu tous nos bien, toute notre population. Les parents, les enfants ont dû fuir, on n’avait pas besoin de ça.”<br /><br />C’est à Alexandre-Ferdinand Nguendet, président du parlement provisoire, le Conseil national de transition, qu’a été confiée la tâche d’organiser l‘élection d’un nouveau président de transition sous 15 jours.
