“La conférence de Genève II est un début très modeste mais c’est un début” a conclu le médiateur des nations unies à l’issue de cette première phase des négociations de paix entre l’opposition syrienne et le régime de Bachar al-Assad. <br />Alors que la pression des anti et des pro Assad ne retombe pas devant le bâtiment des nations Unies, <br />Lakhdar Brahimi a établi la liste de 10 points “simples” qui font à ses yeux l’objet d’un accord entre les deux camps. Rendez-vous est donné le 10 février. Si l’opposition sera là, la délégation de Damas doit encore confirmer sa présence. <br /><br />“Les progrès sont très lents en effet, le fossé reste large entre les deux parties, inutile de prétendre le contraire a déclaré Brahimi, néanmoins j’ai pu me rendre compte au fil des discussions que le terrain d’entente est plus vaste que ne le réalisent peut-être ou ne le reconnaissent les deux camps.” <br /><br />Par ailleurs, la Syrie doit accélérer son désarmement chimique. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques est insatisfaite du rythme mené par Damas. Pour l’heure, moins de 5% des armes les plus dangereuses ont été évacuées. La Russie a rejetté les accusations des Etats-Unis qui déclaraient hier que Damas traînait des pieds pour rendre son arsenal chimique. Pour Moscou, la Syrie est de bonne foi malgré son retard dans le calendrier prévu. <br /><br />Reuters/Denis Balibouse
