Des législatives hors-normes pour un pays hors-normes.<br />Quelque 814 millions d‘électeurs indiens participent à ce marathon électoral, qui se déroule en neuf étapes et surtout jusqu’au 12 mai afin que chacun, des contreforts de l’Himalaya jusqu‘à la mer des Laquedives, ait le temps de voter.<br /><br />Ces élections pourraient porter au pouvoir le chef de l’opposition, le leader nationaliste Narendra Moodi, donné favori pour succéder au parti du Congrès de la dynastie Gandhi.<br />De ce côté, la bataille est menée par Rahul, ici en blanc, petit fils d’Indira Gandhi.<br /><br />Inquiets du ralentissement économique de l’Inde, les électeurs pourraient sanctionner le parti au pouvoir, empêtré par ailleurs dans de nombreuses histoires de corruption.<br /><br />“Aujourd’hui, entre 70 et 80% des électeurs ont moins de 35 ans, et ceux-ci ne sont pas attirés par Rahul Gandhi”, explique un analyste politique. “Rahul Gandhi est le leader d’une dynastie et vice-président du parti du Congrès. Et cette dynastie qui a conduit le Congrès national indien ces soixante dernières années est en situation d‘échec. Ce Congrès dynastique semble dépérir”.<br /><br />Les électeurs de six circonscriptions de l’Assam et du Tripura, deux petits États enclavés du nord-est, étaient les premiers à voter ce lundi.