De Louhansk à Donetsk en passant par Slaviansk, de nombreuses villes de l’Est de l’Ukraine restent entre les mains de milices pro-russes qui refusent de déposer les armes ou d’abandonner les bâtiment publics qu’elles occupent.<br /><br />Deux conditions pourtant requises pour respecter l’accord signé à Genève pour stabiliser le pays. Moscou accepterait d’user de son influence, mais exige le retrait préalable des pro-occidentaux de l’emblématique place de l’Indépendance à Kiev. Inacceptable pour la porte-parole du Département d‘État américain, Jen Psaki, qui envisage des sanctions contre Vladimir Poutine.<br /><br />C’est dans ce contexte pour le moins tendu que le vice président américain, Joe Biden, est arrivé hier en Ukraine pour soutenir le gouvernement par intérim. <br /><br />De son côté le chef de la diplomatie russe, Sergeï Lavrov, accuse à son tour les autorités pro-européennes de Kiev de ne pas respecter ce même accord de Genève.<br /><br />« Non seulement l’accord de Genève n’est pas respecté, mais des décisions sont prises, par ceux qui ont pris le pouvoir à Kiev, en violation même de ces accords conclus à Genève. Les autorités ne font rien. Elles n’ont pas levé le petit doigt pour éliminer les causes qui sont à la base de la profonde crise que connaît l’Ukraine » a ainsi déclaré Sergeï Lavrov lors d’une conférence de presse. <br /><br />Russes et Américains s’accordent néanmoins sur un point : ils veulent à tout prix éviter les violences dans l’est du pays.
