Des touristes russes désemparés, ici à Antalya en Turquie. Depuis le début de l‘été ils sont des milliers à être restés sur le carreau de vacances pas si organisées que cela. <br /><br />La cause ? Des tours opérateurs peu scrupuleux et qui préfèrent mettre la clé sous la porte plutôt que de rapatrier leurs clients. <br /><br />“Certaines personnes, constate cette touriste, ont dû passer toute la journée à l’aéroport. Nous on a eu plus de chance, on est restés à l’hôtel.”<br /><br />“On a été obligés, remarque cette autre, de quitter l’hôtel. Ils nous ont dit soit vous payez soit vous partez.”<br /><br />Parmi ces agences de voyage, Labirint. La cessation de ses activités a laissé 27.000 Russes à l‘étranger sans billet de retour.<br /><br />Oleg Safonov est le directeur temporaire de l’agence fédérale du tourisme russe : <br />“Nous sommes confrontés à une fraude cynique, patente, et nous pensons que le ministère de l’Intérieur doit se pencher sur la question.”<br /><br />Ces faillites trouvent leur cause dans la crispation du marché touristique russe liée au moins en partie à la crise ukrainienne.<br />Le bras de fer entre Moscou et l’Occident a en effet contribué à une dépréciation de la devise russe.
