Le virus Ebola se répand plus vite que la capacité actuellement mise en œuvre pour y faire face en Afrique de l’Ouest, et l’ampleur de l‘épidémie est largement sous-évaluée. C’est le cri d’alarme lancé ce vendredi par plusieurs organisations non-gouvernementales ainsi que par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).<br /><br />“Avec l’ouverture de nouveaux centres de traitement, nous avons constaté l’arrivée de nombreux patients ayant Ebola, et cela nous conduit à penser qu’il y a probablement beaucoup de patients que nous n’avons pas encore repérés ou contactés. C’est pour cette raison que l’OMS affirme que nous avons probablement sous-estimé le nombre de cas et de morts.”<br /><br />Depuis le début de cette épidémie de fièvre hémorragique, en mars dernier en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, puis à partir de fin juillet au Nigeria, l’OMS fait état de 1069 morts et près de 2000 cas.<br /><br />“J’ai vraiment eu l’impression d‘être en temps de guerre, en terme de peur. Il y a un climat de peur générale, où que l’on se trouve, et avec personne ne comprenant ce qu’il se passe”, a raconté la directrice de Médecin sans frontières (MSF), de retour d’un voyage de dix jours dans les pays touchés.<br /><br />Et d’estimer qu’au moins six mois, dans un scénario optimiste, seront nécessaires pour contenir l‘épidémie. À condition que tous les gouvernements se mobilisent dès à présent et travaillent de concert avec l’OMS.
