La communauté internationale est déterminée à endiguer le flux des candidats au djihad. Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité une résolution en ce sens, sur proposition du président américain Barack Obama. <br /><br />Ce texte impose aux Etats de poursuivre leurs citoyens qui partent combattre aux côtés de mouvements terroristes. Mais aussi à poursuivre ceux qui les soutiennent, y compris par des financements. Des sanctions sont prévues si les pays ne respectent pas la résolution.<br /><br />“Le seul langage que ces tueurs comprennent, c’est celui de la force, a déclaré Barack Obama devamt l’Assemblée Générale des Nations Unies. Les Etats-Unis d’Amérique travailleront avec une coalition la plus large possible pour démanteler ce réseau de la mort. Et dans cet effort, nous n’agissons pas seuls. Aujourd’hui, j’appelle le monde entier à nous rejoindre. <br />Il est temps pour le monde, notamment pour les communautés musulmanes de rejeter de manière explicite, systématique et avec force l’idéologie d’organisations comme Al-Qaïda et l’Etat islamique.”<br /><br />Cette résolution est une victoire pour Barack Obama qui s’efforce depuis plusieurs semaines de rassembler une coalition internationale contre l’EI. “Le président Obama est venu aux Nations Unies pour chercher à convaincre la communauté internationale du bien-fondé d’une guerre dont il n’a jamais voulu, explique notre correspondant Stephan Grobe. Mais l’expansion soudaine de l’EI a changé l‘équation de facon dramatique. Obama n’a pas utilisé la rhétorique de George W Bush, “avec nous ou contre nous”. Mais il a bien fait comprendre que le leadership américain était incontournable pour assurer la paix et la stabilité dans un monde troublé.”<br /><br />La question des combattants étrangers est cruciale dans la lutte contre le terrorisme. Ils seraient désormais près de 12 000, venus de 80 pays différents, à avoir rejoint des organisations extremistes en Irak et en Syrie.
