Elle nous proposa ses fleurs d'une voix douce, <br />Et souriant avec ce sourire qui tousse. <br />Et c'était monstrueux, cette enfant de sept ans <br />Qui mourait de l'hiver en offrant le printemps. <br />Ses pauvres petits doigts étaient pleins d'engelures. <br />Moi je sentais le fin parfum de tes fourrures, <br />Je voyais ton cou rose et blanc sous la fanchon, <br />Et je touchais ta main chaude dans ton manchon. <br />Nous fîmes notre offrande, amie, et nous passâmes; <br />Mais la gaîté s'était envolée, et nos âmes <br />Gardèrent jusqu'au soir un souvenir amer. <br /> <br />Mignonne, nous ferons l'aumône cet hiver.<br /><br />François Coppée<br /><br />http://www.poemhunter.com/poem/la-petite-marchande-de-fleurs/
