C’est ce dimanche que les Moldaves iront voter. Ces élections législatives voient l’opposition entre deux blocs : d’un côté, des partis pro-européens, et de l’autre, les formations pro-russes. Le conflit en Ukraine voisine pèse forcément sur ce scrutin (voir ici).<br /><br />Les pro-européens sont au pouvoir depuis cinq ans, et même s’ils sont en tête dans les sondages, ils sont de plus en plus critiqués.<br /><br />“On avait promis aux gens que la corruption allait diminuer, mais il n’en a rien été, commente Arcadie Barbarosie, analyste politique. C’est pourquoi, dans les enquêtes d’opinion, les partis pro-Européens n’ont pas la cote. Cela explique aussi le fait que les gens aient si peu confiance dans les institutions”.<br /><br />Indépendante depuis 1991, la Moldavie est située entre l’Ukraine et la Roumanie. Sur le plan économique, les entreprises savent qu’elles doivent ne fermer aucune porte en matière de partenariat.<br /><br />“Notre objectif, c’est de nous ouvrir à l’ouest, avance Constantin Garcev, chef d’entreprise. Mais on sait qu’on a aussi besoin de l’aide venue de l’Est. Donc en fait, il faut être équilibré”.<br /><br />Cristina est une jeune fille qui, pour la première fois, ira voter ce dimanche. Sans grand enthousiasme, manifestement. “Dostoïevski disait qu’entre deux maux, il faut choisir le moins pire, déclare-t-elle. En ce moment, on doit composer avec ce qu’on a, on n’a pas d’autres choix que de faire avec ce qu’on a”.<br /><br />101 sièges de députés sont à pourvoir, pour une durée de 4 ans.<br /><br />L’==OSCE== a déployé sur place près de 200 observateurs chargés de superviser le déroulement du scrutin.
