John Kerry a fait état de progrès significatifs en deux mois et demi dans la lutte contre les jihadistes de l’organisation État islamique, EI. Le secrétaire d‘État américain s’est réuni ce mercredi à Bruxelles avec ses homologues et les représentants d’une soixantaine de pays participant à cette coalition.<br /><br /> Il a souligné les axes de leur lutte : “vaincre le groupe EI sur le terrain, réduire ses sources de financement, adopter des lois pour réduire le flot de combattants étrangers et contrer l’idéologie toxique du groupe”.<br /><br /> Avec le soutien des frappes aériennes de la coalition, les forces irakiennes et les forces du gouvernement régional du Kurdistan regagnent du terrain, a indiqué la coalition dans un communiqué. Les participants à la réunion ont prévu de se réunir à nouveau au plus tard dans six mois.<br /><br /> Mais il y a un certain nombre de questions clés qui n’ont toujours pas de réponse concernant la stratégie menée par les Etats-Unis contre le groupe EI, souligne notre correspondant : quel avenir pour le président syrien Bashar al-Assad ? Qu’en est-il des autres forces d’opposition syriennes luttant contre Assad ? Et est-ce qu’une force militaire peut vraiment détruire une idéologie jihadiste ? C’est la stratégie que les Etats-Unis et leurs alliés ont utilisé contre Al-Qaïda pendant plus d’une décennie.
