Pour Pierre Nora, c'est "la nature même de la Nation qui change". Se conjuguent dans ce mouvement la " perte du sentiment de puissance", "la paix qui nous désunit alors que ce sont les guerres qui nous ont unis", " la chute de notre assiette paysanne" et une "déchristianisation très profonde". L'historien estime qu'un nouveau vivre ensemble doit se fonder sur "l'extraordinaire ouverture au monde des jeunes, car l'Histoire, devenue inaudible, ne peut plus nous en fournir les bases"