Depuis ce lundi soir, un rideau de fer se dresse à la frontière hongroise, bloquant la route des réfugiés. Ils sont des centaines à attendre côté serbe, au point de passage de Horgos-Röszke, là même où il y a quelques jours, des milliers de personnes se pressaient, après une traversée de la Méditerranée et des Balkans.<br />Désormais, la route s’arrête là, au pied de ces barbelés.<br /><br /> La Serbie a beau exhorter la Hongrie à rouvrir sa frontière, au moins aux femmes et aux enfants. Rien n’y fait. L’armée hongroise est déployée. L’“état d’alerte” a été décrété par Budapest. Il permet de faciliter l’arrestation et la détention de migrants.<br /><br /> Chez les réfugiés, bloqués à la frontière, c’est l’incompréhension. Certains ont décidé d’entamer une grève de la faim. Ultime tentative pour faire pression.<br /><br /> “On ne bougera pas d’ici tant qu’on nous laissera pas passer, explique Mustafa, jeune homme syrien. Notre destination, c’est Vienne. C’est pas en Hongrie qu’on veut s’installer. Les gens sont gentils,