Désavoué par la Cour permanente d’arbitrage (CPA) de la Haye, Pékin déploie son arsenal verbal et des menaces à peine voilées pour réaffirmer sa souveraineté maritime autour des îles Spratleys. <br /><br /> La diplomatie chinoise prévient ainsi qu’elle peut mettre en place une zone de défense aérienne en mer de Chine méridionale. <br /><br /> Les revendications de la Chine n’ont “aucun fondement juridique”<br /><br /> Pékin revendique la souveraineté dans ces eaux situées pourtant au large de plusieurs pays tels que les Philippines.<br /><br /> Ce mardi, Manille a gagné une bataille juridique. <br /><br /> La CPA a jugé que les revendications de Pékin n’avaient aucun fondement légal, et que la Chine avait commis des “actes illicites”.<br /><br /> La Chine a réagi : elle “n’accepte, ni ne reconnaît” l’arbitrage de la CPA, “nul et non avenu”.<br /><br /> Une décision qui pourrait faire jurisprudence ?<br /><br /> Pour Paul Reichler, l’avocat des Philippines, cette décision pourrait faire jurisprudence. <br /><br /> Car “si la délimitation dite en neuf traits revendiquée par la Chine est caduque vis-à-vis de Manille, elle l’est aussi vis-à-vis de l’Indonésie, du Vietnam, de la Malaisie et des autres Etats situés le long de la mer de Chine méridionale”.<br /><br /> La Chine continue d’affirmer qu’elle dispose de droits historiques sur la mer de Chine méridionale où elle a mis en place des pistes d’atterrissage et des ports sur des îlots ou des récifs.<br /><br /> Elle entend donc profiter des ressources pétrolières et halieutiques de la zone. <br /><br /> La lutte pour les ressources halieutiques<br /><br /> De quoi exacerber les tensions entre les pêcheurs chinois et leurs homologues vietnamiens, philippins ou malaisiens.<br /><br /> Loin de résoudre la crise géopolitique, la décision de la CPA a donc provoqué une onde de choc en mer de Chine méridionale.<br />
