La Turquie est de plus en plus isolée dans son opération militaire en Syrie. Après les Etats-Unis, c’est au tour de la Russie de condamner les frappes dirigées contre les kurdes, engagés dans la lute contre Daesh. <br />L’opération Bouclier de l’Euphrate, lancée mercredi dernier par l’armée turque, vise le groupe jihadiste et surtout les milices arabo-kurdes, qu’Ankara considère comme des terroristes. <br /><br /> “Nous pensons que les opérations militaires entre les membres des Forces Démocratiques Syriennes et les forces turques ou celles soutenues par la Turquie, sont contre-productives dans la lutte contre Daesh”. a déclaré John Kirby, porte-parole du Secrétaire d’Etat des Etats-Unis.<br /><br /> Les Etats-Unis avaient annoncé un cessez-le-feu, cette semaine, entre la Turquie et les milices kurdes. Une annonce rejetée par Ankara qui refuse la cessation des hostilités. <br /> La #Turquie rejette tout cessez-le-feu avec les Kurdes https://t.co/hDjMTcMMAs— Le Monde (@lemondefr) 31 août 2016<br /><br /> “Comme nous l’avons répété à de nombreuses reprises, si le YPG, ou d’autres groupes refusent de se retirer à l’Est de l’Euphrate, ils seront pour nous, une cible.” a affirmé Ibrahim Kalin, le porte-parole du président turc. <br /><br /> La Turquie exige des combattants kurdes syriens du YPG, qu’ils se retirent de l’autre côté de l’Euphrate dans une région kurde au Nord de la Syrie. Les Etats-Unis ont menacé le YPG de leur retirer leur soutien, s’ils ne respectaient pas cette demande.<br /><br /> Avec agences<br />
