A Jacques Brel' song, written in 1963, which describes a desperate old age...! <br />Une chanson de Jacques Brel, écrite en 1963, qui décrit une vieillesse désespérée....! <br />LES VIEUX (Lyrics): <br />Les vieux ne parlent plus, ou alors seulement parfois, du bout des yeux, <br />Même riches ils sont pauvres, ils n’ont plus d’illusions, et n’ont qu’un cœur pour deux. <br />Chez eux, ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d’antan, <br />Que l’on vive à Paris, on vit tous en Province quand on vit trop longtemps. <br />Est-ce d’avoir trop ri, que leur voix se lézarde, quand ils parlent d’hier ? <br />Et d’avoir trop pleuré, que des larmes encore, leur perlent aux paupières ? <br />Et s’ils tremblent un peu, est-ce de voir vieillir la pendule d’argent <br />Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, qui dit « Je vous attends ». <br /> <br />Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s’ensommeillent, leurs pianos sont fermés, <br />Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter. <br />Les vieux ne bougent plus, leurs gestes ont trop de rides, leur monde est trop petit, <br />Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil, et puis du lit au lit, <br />Et s’ils sortent encore, bras dessus, bras dessous, tout habillés de raide, <br />C’est pour suivre au soleil l’enterrement d’un plus vieux, l’enterrement d’une plus laide, <br />Et le temps d’un sanglot, oublier toute une heure, la pendule d’argent <br />Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, et puis qui les attend. <br /> <br />Les vieux ne meurent pas, ils s’endorment un jour et dorment trop longtemps, <br />Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre, et se perdent pourtant <br />Et l’autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère, <br />Cela n’importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer. <br />Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin <br />Traverser le présent, en s’excusant déjà de n’être pas plus loin, <br />Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d’argent <br />Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, qui leur dit « Je t’attends », <br />Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, et puis qui nous attend.
