Une nouvelle trêve en Ukraine pour sortir de la spirale de la violence. <br />Réunis mercredi à Kiev, les ministres des Affaires étrangères allemands, français et ukrainiens ont annoncé l’arrêt des hostilités dans les régions séparatistes, à l’est du pays.<br />Moscou a donné son aval.<br />Le ministre allemand en a rappelé les contours. <br /><br /> Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères : “Nous sommes venus ici pour annoncer aujourd’hui, avec le soutien de Moscou, qui nous a rejoint hier, que ce soir débutera un cessez-le-feu du côté des séparatistes qui durera sept jour et qui commence à minuit.”<br /><br /> Mais les Ukrainiens ont été rappelés à l’ordre.<br /><br /> Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères français : “Nous avons rappelé notre attachement à l‘égard des accords de Minsk. Il n’y a pas d’alternative, il n’y a pas de plan B. Les accords de Minsk doivent être mis en oeuvre”.<br /><br /> Pour Paris, un accord plus global la semaine prochaine serait possible. <br /><br /> Ayrault évoque la possibilité d’un accord prochain sur l’est de l’Ukraine https://t.co/pvMaTwdHQt— Les Echos (@LesEchos) 14 septembre 2016<br /><br /> Ces accords négociés au forceps avec Moscou en février 2015 prévoient aussi des élections libres dans les zones séparatistes. Or Kiev traîne les pieds.<br /><br /> Pavlo Klimkin, ministre ukrainien des des Affaires étrangères : “Nous devons voir clairement ce qui va se passer et en même temps voir les garanties que remplira la partie russe. Les progrès à réaliser doivent nous conduire à la possibilité de nous réunir dans le format de Normandie.”<br /><br /> Cette nouvelle trêve est la 3e du genre depuis le début de l’année. Mardi, trois soldats ukrainiens et trois combattants pro-russes ont encore été tués. Le conflit a déjà fait 9500 morts depuis 2014.<br /><br /> Avec Agences<br />
