C‘était en mars 2014, lors d’une soirée post-électorale.<br />Le leader d’extrême-droite néerlandais Geert Wilders s’adressait à ses partisans :<br />“Voulez-vous plus ou moins de Marocains dans votre ville et aux Pays-Bas ?“<br />Galvanisée, la foule avait répondu : “on en veut moins !“<br />Et Wilders d’affirmer alors, avec un sourire : “Et bien on va s’en charger !“<br /><br /> Ces propos avaient alors suscité une vague d’indignation. Et cela va même se traduire par un procès pour discrimination et incitation à la haine. Ainsi en a décidé ce vendredi la justice néerlandaise.<br /><br /> Les avocats de Geert Wilders avaient mis en avant le fait que jamais leur client n’avait été poursuivi jusque-là pour ses propos sur les Marocains.<br /><br /> Le tribunal a balayé cet argument.<br /><br /> “Le fait que M. Wilders n’ait jamais été poursuivi ces 9 dernières années pour ses remarques ou pour les positions de son parti à l‘égard des Marocains, ce n’est pas un argument, et cela ne veut pas dire qu’il ne sera jamais jugé pour ses propos sur les Marocains.“<br />Hendrik Steenhuis, juge du tribunal de La Haye<br /><br /> Et de fixer la date du procès au 31 octobre.<br /><br /> Geert Wilders a déjà réagi sur Twitter affirmant qu’il est “poursuivi pour ce que des millions de personnes pensent“.<br /><br /> Prosecuted for voicing the opinion of millions.<br />The Netherlands is like Turkey. Displeasing political opinions are being silenced in court. https://t.co/L7mTufM6WL— Geert Wilders (@geertwilderspvv) 14 octobre 2016<br /><br /> S’il est jugé coupable, le leader du Parti pour la Liberté (PVV) risque jusqu‘à 2 ans de prison et 20 000 euros d’amende.<br /><br /> Son parti d’extrême-droite compte bien s’imposer lors des prochaines élections législatives prévues en mars prochain.<br /><br /> Pour aller plus loin<br /><br /> >> Pays-Bas: les dérapages de Wilders peuvent-ils renforcer l’extrême droite ?<br />
