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Rendez-vous en terre inconnue - Au Cameroun avec Muriel Robin

2008-04-03 56 Dailymotion

"Muriel Robin au Cameroun<br /><b> Preserver la faune et les communautes humaines</b><br><br><br />Il existe un pays, chaleureux, une foret, foisonnante, peuplee d'hommes, petits par la taille, mais grands par le coeur. Cet endroit c'est le Parc de Campo-Ma'an au Cameroun, habite entre autres par les Pygmees Bagyeli. Cette foret, situee dans le sud-ouest du <b>Cameroun</b> a la frontiere de la <b>Guinee</b> equatoriale possede une flore et une faune d'une richesse exceptionnelle, 302 especes d'oiseaux, 122 especes de reptiles, plus de 80 especes de grands et moyens mammiferes parmi lesquelles des especes en danger de disparition telles que l'elephant, le gorille, le chimpanze, le Mandrill, etc. Une richesse menacee par le braconnage, les conflits sur l'affectation des terres et la speculation fonciere.<br /><br><br><br />Naissance d'une zone protegee<br /><br><br><br />Cette foret fut affectee a une serie de projets commerciaux - extraction de bois, plantations industrielles - jusqu'en 1999, date a laquelle le gouvernement camerounais y etablit une immense zone protegee. C'est ainsi qu'en 2000, est cree le Parc national de Campo-Ma'an, dans la foulee du Sommet de Yaounde sur la protection des forets d'Afrique centrale. Un projet finance conjointement par le ""Global Environmental Facility "" (GEF*) des Nations Unies - sous l'administration de la Banque Mondiale - et la Direction Generale de la cooperation internationale du Royaume des Pays-Bas, et mis en oeuvre par Tropenbos et SNV. Le Ministere de l'Environnement et des Forets du Cameroun, charge du volet ""conservation de la richesse naturelle"", et donc responsable de l'application de la reglementation, du controle de la chasse et des mesures antibraconnage, beneficie d'un appui financier du FFEM"". Ce projet a pris fin au debut de l'annee 2003, au moment ou le WWF lancait son action dans la zone.<br /><br><br><br /><b>La marginalisation des Pygmees</b><br /><br><br><br />C'est dans ce lieu unique que Muriel Robin a rencontre le sociologue Bertin Tchikangwa, chef d'un projet du WWF qui vise a assurer la protection et la gestion du Parc national. Le defi auquel il doit faire face aujourd'hui : autoriser les Bagyeli a chasser dans un parc ou l'on protege la faune ! Ce peuple de chasseurs-cueilleurs depend de la foret. Lorsqu'on leur a appris qu'ils n'avaient plus le droit d'y penetrer librement, ils ont tout rejete en bloc. C'est que la chasse, plus qu'un mode de vie, est constitutive de leur identite. La foret leur donne non seulement des plantes pour se soigner, des materiaux pour construire leur maison, des animaux pour manger, elle est aussi le lieu des presences invisibles, l'espace religieux des esprits ancestraux. ""Si, pour les observateurs du WWF, il est vrai que les pratiques traditionnelles des Bagyeli ne constituent pas en soi une menace pour le parc, les autorites leur reprochent de s'associer parfois aux braconniers professionnels. Cela debouche sur une situation d'incomprehension mutuelle qui n'aide pas les efforts de conservation."" Il faudra donc trouver un compromis.<br /><br><br><br /><b>Des chimpanzes menaces de disparition</b><br /><br><br><br />Muriel Robin s'est egalement rendue dans le sanctuaire de Pongo Songo, accompagnee de la primatologue Cecile Neel, la ou on essaie de sauver les chimpanzes orphelins. Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) nous avertit clairement : la menace de destruction de l'habitat de ces grands singes est une menace aussi grande pour leur survie que le braconnage et la maladie. L'enjeu, c'est tout simplement le risque d'extinction de l'espece animale la plus proche de nous. Le chimpanze est en effet capable d'apprendre la langue des signes, fabrique des outils, se reconnait dans un miroir et dispose d'une certaine ""conscience de soi"". Les groupes de singes possedent meme une forme de ""culture"" car les techniques de chasse ou d'epouillage sont transmises de generation en generation. ""Nous avons le devoir de sauver l'espece animale la plus proche de l'espece humaine (...) et nous avons aussi la responsabilite de conserver l'ecosysteme ou ils vivent"", a recemment declare le directeur du PNUE, Klaus Toepfer. Un avis que complete ironiquement Marc Hauser de l'universite d'Harvard : ""nous aurons une carte detaillee de son genome, mais nous n'aurons plus d'individus a etudier !""<br />Voir la video complete sur imineo.com : http://www.imineo.com/documentaires/animalier/rendez-vous-terre-inconnue-au-cameroun-avec-muriel-robin-video-3912.htm"

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