C‘était en juin 2012 : le président russe faisait adopter une loi controversée sur les ONG.<br />Les associations bénéficiant de financements étrangers et ayant une activité politique doivent s’enregistrer et s’afficher comme des « agents de l‘étranger ».<br /><br /> >>> voir ici<br /><br /> Quatre ans plus tard, la loi est toujours en application, en dépit des protestations.<br />Amnesty International a présenté ce vendredi à Moscou un rapport qui présente “les effets destructeurs“ de cette loi pour la société civile russe.<br /><br /> “Nous pensons que les autorités russes gagneraient à écouter les remarques formulées par les organisations de la société civile et à travailler avec les ONG. Il est clair que cette loi doit être abrogée. Et nous voulons croire que ce sera un jour chose faite.“<br />Sergueï Nikitine, directeur de l’antenne russe d’Amnesty International<br /><br /> Demonising of NGOs harming Russian citizens not just activists. Consumer protection, environmental causes, academic research all suffering pic.twitter.com/eBnrsJUsqg— John Dalhuisen (@DalhuisenJJ) 18 novembre 2016<br /><br /> D’après Amnesty, près de 150 ONG ont été forcées par la justice de s’enregistrer en tant qu’“agent de l‘étranger”.<br />Cela a eu un impact sur le financement. Certaines structures ont même été obligées de mettre la clé sous la porte.<br /><br /> Amnesty rouvre son local à Moscou<br /><br /> Par ailleurs, les responsables d’Amnesty ont annoncé la réouverture de leur bureau à Moscou. Le local avait été fermé début novembre. Les autorités locales invoquaient alors un arriéré de paiement dans le loyer.<br />Faux, répondait Amnesty.<br />En tout cas, le litige a été résolu. Un nouveau contrat de location a été signé.<br />