A peine élu, le nouveau président du parlement vénézuélien lance l’offensive contre Nicolas Maduro. <br /><br /> Julio Borges a été choisi, ce jeudi, par les députés de la coalition de centre-droit pour mener la charge contre le président socialiste. <br /><br /> L’opposition – majoritaire au parlement depuis fin 2015 – a échoué l’année dernière à organiser un référendum contre Nicolas Maduro, mais elle ne s’avoue pas vaincue.<br /><br /> “Dans les jours qui viennent, nous approuverons à la majorité de cette Assemblée nationale [ndlr : la chambre unique du Parlement vénézuélien] une déclaration de destitution de Nicolas Maduro”, a déclaré Julio Borges lors de son investiture.<br /><br /> #LoMásRT #SesiónAN Dip.JulioBorges: Hoy Venezuela es el reino de la oscuridad, el caos y la corrupción pic.twitter.com/IyZkBbiXgO— TV VENEZUELA (TV_VENEZUELA) 6 janvier 2017<br /><br /> La retransmission de sa prestation de serment a été interrompue sur le canal de la télévision d’Etat pour laisser place à un discours du président vénézuélien datant de la veille.<br /><br /> Mercredi soir, Nicolas Maduro avait nommé un nouveau vice-président tout acquis à sa cause, Tarek El Aisami, chargé de le remplacer en cas de destitution.<br /><br /> Mais la procédure pour “manquement aux devoirs de sa charge”, initiée par le Parlement, a peu de chances d’aboutir. <br /><br /> La justice a annulé toutes les décisions précédentes de l’Assemblée nationale, visant Nicolas Maduro.<br /><br /> Le camp chaviste a lui aussi investi les réseaux sociaux pour dénoncer une élection et un projet de déclarant illégitimes.<br /><br /> RT teleSURtv : La nouvelle directive assermentée du parlement au Venezuela n'a aucune validité [...] https://t.co/BYwMgE3r5D— Nicolás Maduro (maduro_fr) 6 janvier 2017<br /><br /> D’après un sondage, 78,5% des Vénézuéliens rejettent le gouvernement actuel, en raison de la grave crise économique qui frappe le pays et qui a fait exploser l’inflation.<br /><br /> Avec agences.<br />
