“Rien ne justifierait une absence d’accord avec le Royaume-Uni sur sa sortie de l’Union européenne”, c’est l’avertissement de Michel Barnier. Le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit a une nouvelle fois insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas d’Europe à la carte pour le Royaume Uni. “Quitter l’Union européenne aura des conséquences” a martelé jeudi à Bruxelles l’ancien commissaire européen.<br /><br />“Certaines personnes au Royaume-Uni soutiennent que l’on peut quitter le marché unique et garder tous ses avantages, ce n’est pas possible.<br />J’ai entendu des gens au Royaume-Uni affirmer que l’on peut quitter le marché unique et créer une union douanière pour parvenir à un «commerce sans friction» : ce n’est pas possible.”<br /><br />Et certaines filières seront plus affectées que d’autres, notamment le secteur agro-alimentaire indique Michel Barnier. Pour un pays tiers, des importations de produits d’origine animale resteraient soumises à des contrôles à la frontière de l’Union européenne. Des géants comme Airbus qui fabrique ses ailes au Pays de Galles pourrait réduire la voilure au Royaume Uni en cas de Brexit défavorable c’est-à-dire en cas de nouveaux droits de douane.<br />D’où la nécessité d’un “accord de libre-échange global et un nouvel accord douanier” souligne Michel Barnier. Londres est sur la même ligne. <br /><br />Les négociations sur le Brexit ont démarré formellement en juin. Elles doivent être bouclées d’ici à octobre 2018 pour permettre une ratification d’un accord final par toutes les parties concernées d’ici à mars 2019.<br />Londres a accepté le calendrier de l’Union et s’est rangée aux priorités fixées par Bruxelles: traiter d’abord des droits des citoyens, c’est-à-dire les trois millions d’Européens vivant au Royaume Uni et réciproquement plus d’un million de Britanniques vivant en Europe.<br /><br />avec AFP<br />
