13 heures de débats au parlement, le rejet d’un amendement travailliste de blocage, la mise en oeuvre du Brexit ne se fait pas sans mal. Mais la première étape législative a été franchie. Les députés de la chambre des communes ont voté à 326 voix pour le projet de loi gouvernemental destiné à mettre fin à la suprématie du droit européen au Royaume-Uni. Le “Repeal Bill” doit être à présent étudié dans le détail en comité par la chambre des communes. <br /><br />Ce vote, qui consiste à abroger l’“European Communities Act” (Acte d’adhésion au droit communautaire européen) de 1972 et à donner au parlement et à l’exécutif le pouvoir de changer les lois existantes, était crucial pour Theresa May après la perte de sa majorité parlementaire le 8 juin dernier. C’est donc une grande satisfaction pour elle : <br /><br />“Ce matin, tôt, le parlement a pris la décision historique de soutenir la volonté du peuple britannique (...). Cette décision signifie que nous pouvons nous lancer dans les négociations avec des fondations solides et nous continuons à encourager les députés de tout le Royaume-Uni à travailler ensemble à l‘élaboration de cette pièce vitale de notre législation.“ <br /><br />La loi de retrait de l’Union européenne doit transposer une grande partie des lois européennes dans le droit britannique, un travail titanesque compte tenu des 12 000 règlements européens qui s’appliquent à ce jour au Royaume-Uni. Mais le Brexit continue de diviser le pays, plusieurs milliers de personnes ont encore manifesté samedi dans le centre de Londres pour demander au gouvernement d’y “renoncer”. <br /><br /><br /><br /><br />Le Brexit force Londres à revoir des pans entiers de sa législation https://t.co/IiCgCeWpPv pic.twitter.com/hJ1wZQoYrO— Les Echos (@LesEchos) 11 septembre 2017<br />
