5 ans de prison confirmés en appel pour Jacques Mariani, figure du banditisme corse.<br /><br />Jacques Mariani avait été condamné en janvier à 5 ans de prison pour subornation de témoin. La peine de cette figure du banditisme corse a été confirmée en appel ce mercredi.<br /><br />La cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné, ce mercredi, Jacques Mariani, une figure du banditisme corse, à cinq ans de prison pour subornation de témoin, confirmant ainsi la peine prononcée en janvier par le tribunal correctionnel de Marseille.<br /><br />Un versement de 130 000 euros<br />Héritier présumé de la bande criminelle La brise de mer, il a été reconnu coupable d’avoir téléguidé un témoignage lors du procès en appel d’Ange-Toussaint Federici, rejugé pour un triple assassinat commis à Marseille en 2006 sur fond d’une guerre entre clans rivaux.<br /><br />Des écoutes établissent son entremise dans le versement d’une somme de 130 000,00 € aux proches d’un de ses codétenus, Karim Boughanemi. 70 000 € avaient été saisis en flagrant délit par les enquêteurs lors d’une rencontre entre les proches de M. Boughanemi et des émissaires corses avec lesquels Jacques Mariani était en contact.<br /><br />Cette remise d’argent intervenait au lendemain de la déposition de Karim Boughanemi devant la cour d’assises d’appel du Var. Un premier versement de 60 000 € n’a jamais été retrouvé.<br /><br />Placé en liberté conditionnelle à La Baule avant d’y être interpellé<br /><br />Karim Boughanemi, initialement poursuivi pour faux témoignage avait bénéficié d’un non-lieu, ce dont Jacques Mariani avait fait argument devant la cour d’appel. Il a assuré ne lui avoir conseillé que de dire la vérité. « Une subornation, c’est bien dire à quelqu’un de dire quelque chose de mensonger ? Boughanemi n’a rien dit de mensonger, alors qu’est-ce que je fais ici ? », avait-il apostrophé la cour.<br /><br />Jacques Mariani avait évoqué son long parcours carcéral, ayant purgé plus d’une trentaine d’années de prison dont sept passés à l’isolement. « Le silence des murs, je l’ai apprivoisé », avait-il déclaré.<br /><br />Il avait été placé sous surveillance électronique en février 2017, astreint à un travail à La Baule dans la perspective d’une libération conditionnelle. Le 22 décembre de cette même année, il avait été mis en examen et écroué pour extorsion.
