Il y a un peu moins d’un mois, une patiente décédait aux urgences de l’hôpital Lariboisière à Paris sans que personne ne réalise sa présence. Une enquête interne a dévoilé le 14 janvier une surveillance défaillante, des salles d'attente surchargées et un personnel en sous-effectif qui ont mené a "une série de dysfonctionnements".<br /><br />Il est 18h40 lorsque la patiente est admise aux urgences de l’hôpital Lariboisière à Paris. <br />C’est au moment de l’enregistrement que la première erreur est commise. <br />Le nom transmis par les pompiers est inexact et aucune vérification d’identité n'est effectuée. <br />La patiente est ensuite placée dans une salle d’attente. Elle est vue par une infirmière à 19 heures puis à 21 heures. Ce sera la dernière fois.<br />À minuit, elle est appelée à quatre reprises pour voir un médecin mais elle ne répond pas, peut-être en raison du nom erroné qui est utilisé.<br />À 1h18, elle est considérée comme “en fugue” et rayée des listes. Personne ne remarquera sa présence jusqu’au matin. <br />À 6h, soit douze heures après son arrivée, une aide-soignante la découvre sur son brancard. La patiente est morte. L’enquête interne sur son décès décrit un service surchargé.<br />La famille de la victime a porté plainte pour «homicide involontaire» et «omission de porter secours à personne en danger».
