La disparition de Charles Aznavour a suscité une profonde tristesse dans la petite Arménie beyrouthine.<br /><br />Des plats copieux, de la musique folklorique et de l’artisanat traditionnel. Il n’en fallait pas plus pour qu’en six ans Badguèr devienne une institution à Bourj Hamoud. L’association culturelle arménienne est connue dans tout Beyrouth pour son atmosphère chaleureuse. Mais hier, le cœur n’y était pas chez les Mangassarian.<br /><br />L’annonce de la disparition du chanteur Charles Aznavour a causé une grande peine à la famille arménienne. « J’ai mis du temps à digérer la nouvelle », confie Arpie, la fondatrice du lieu, qui s’est réveillée en écoutant La Bohème et Hier encore. Se disant en « deuil », elle sait qu’au moins, grâce à sa musique, Aznavour « reste vivant dans les âmes ». Elle, qui avait assisté à l’un de ses concerts à Beyrouth, il y a une dizaine d’années, se souvient d’un homme qui se battait pour « des causes humaines, pour la jeunesse, pour sa patrie ». Et qu’il sublimait tout cela grâce « à sa façon si particulière de chanter, avec beaucoup de sentiments et une véritable présence sur scène ». Elle voyait en celui qui lui permettait « de rêver » un homme engagé, « un ambassadeur de l’art, des droits de l’homme et des peuples ».<br /><br />Lire la suite :<br /><br />https://www.lorientlejour.com/article/1137068/-tout-bourj-hammoud-a-le-coeur-lourd-aujourdhui-.html
