Chroniqueuse : Brigitte-Fanny Cohen <br /><br /><br />L’irisine au secours d’Alzheimer.<br />Les études scientifiques ont montré que l’exercice physique pouvait ralentir le déclin cognitif, et même - selon certains mais cela reste à vérifier - retarder la survenue de la maladie d’Alzheimer. Mais on ne savait pas très bien pour quelles raisons. <br /><br />Une étude récente, publiée dans la revue « Nature Medicine », attribue cette protection à une hormone sécrétée par le muscle, l’irisine, lors de l’exercice physique. <br /><br />Les chercheurs ont constaté que les taux d’irisine sont réduits dans le cerveau (surtout dans l’hippocampe) et le liquide céphalorachidien chez les patients atteints d’Alzheimer. <br />Cette hormone, en quantité suffisante, entraîne des effets bénéfiques sur la plasticité cérébrale : meilleur influx nerveux entre les neurones et meilleure mémoire. Ces travaux ont été réalisés chez la souris. <br />S’ils se confirmaient chez l’homme, l’irisine pourrait dans l’avenir, selon les responsables de cette étude, faire office de biomarqueur pour diagnostiquer et surveiller la maladie d’Alzheimer.<br /><br />
