Six semaines après son interpellation à Londres, le fondateur de WikiLeaks voit les procédures judiciaires s’accumuler contre lui. Le gouvernement américain vient notamment de l’inculper en s’appuyant sur la législation anti-espionnage. <br /> <br />La justice américaine a inculpé jeudi le fondateur de WikiLeaks Julian Assange en vertu des lois anti-espionnage, s’attirant immédiatement les foudres des défenseurs de la liberté de la presse. <br /> <br />Les États-Unis reprochent à l’Australien d’avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication, en 2010 par WikiLeaks, d’une somme colossale de documents militaires et diplomatiques. <br /> <br />Ils accusent aussi cet homme âgé de 47 ans, détenu à Londres et visé par une procédure d’extradition vers les États-Unis, d’avoir « comploté » avec l’ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite sans précédent. <br /> <br />Julian Assange est soupçonné d’avoir « aidé » et « incité » le soldat Manning « à obtenir des informations confidentielles en sachant qu’elles pouvaient être utilisées au détriment des États-Unis et à l’avantage d’une nation étrangère », a déclaré le ministère de la Justice, en révélant 17 nouveaux chefs d’inculpation. <br /> <br />« C’est de la folie », a instantanément réagi l’organisation WikiLeaks sur Twitter. « C’est la fin du journalisme sur les sujets de sécurité nationale et la fin du premier amendement » de la Constitution américaine qui garantit la liberté d’expression, a-t-elle ajouté.
