D’après un rapport rendu par deux députés, la politique d’éloignement forcé des étrangers en situation irrégulière coûtent très cher à l’État. En 2018, ces départs ont entraîné des dépenses de 468 millions d’euros. Les retours aidés, en revanche, qui comportent un accompagnement financier et matériel, pèsent beaucoup moins sur le budget national. <br /> <br />Les départs d’étrangers en situation irrégulière ont coûté à l’État français 500 millions d’euros en 2018, dont 468 millions d’euros pour les expulsions forcées largement plébiscitées l’an dernier, selon un rapport parlementaire publié mercredi. <br /> <br />Selon les travaux des députés Jean-Noël Barrot (MoDem) et Alexandre Holroyd (LREM), le coût global de la politique d’éloignement forcé des étrangers en situation irrégulière, c’est-à-dire l’obligation de quitter le territoire français (OQTF), s’est élevé à 468 millions d’euros en 2018. Le coût moyen par personne est estimé à environ 14 000 euros. <br /> <br />En revanche, le coût moyen d’un retour aidé, une aide matérielle et financière pour retourner volontairement dans le pays d’origine, oscille entre 2 500 et 4 000 euros, soit un coût total de 26 millions d’euros.
