Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé, ce mardi 9 juillet sur Europe 1, que des sanctions administratives au cas par cas pourraient s’ajouter aux retenues de salaire prévues à l’encontre des professeurs en grève pendant les corrections du bac 2019. <br /> <br />Des sanctions administratives s’ajouteront éventuellement aux retenues sur salaire pour les professeurs qui ont refusé de corriger les copies aux épreuves du baccalauréat, a déclaré mardi le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer. <br /> <br />Pour protester contre la réforme du lycée engagée par le ministre, certains professeurs, au nombre d’environ 2 000 selon lui sur un total de 175 000, ont pendant un temps bloqué les copies qu’ils devaient corriger dans certaines académies. <br /> <br /> Toutes les copies encore manquantes du premier groupe d’épreuves du baccalauréat ont été rapportées lundi par les professeurs grévistes dans les différents centres d’examen, a annoncé le ministère de l’Éducation nationale. Mardi à 10 h, l’ensemble des élèves auront été fixés « de manière absolue » sur leur note au bac, a indiqué Jean-Michel Blanquer, qui s’exprimait sur Europe 1. <br /> <br />Les correcteurs considérés comme grévistes verront leur salaire amputé, en l’occurrence avec la « suppression de chaque jour de paye depuis le premier jour où ils auront eu les copies jusqu’au jour où ils les ont rendues », a précisé le ministre. <br /> <br />Des sanctions administratives au cas par cas <br />À ces sanctions pécuniaires, s’ajouteront éventuellement des sanctions administratives qui seront décidées au cas par cas, quand la rétention de copie a été accompagnée par de la contrainte physique. « Il y a des gens qui sont allés très loin dans leur manière d’agir. Il y a une procédure pour chacun. Chaque personne est un cas particulier. Il n’y a pas de sanctions collectives. Chaque cas sera apprécié », a déclaré le ministre qui a cité le cas de jurys « empêchés de siéger physiquement ».
