<p>Le pape François n’y est pas allé de main morte ce week-end alors qu’il était en visite au Japon, à Hiroshima et à Nagasaki. Il a très fermement condamné la dissuasion nucléaire. «[px_nbsp:nbsp]L’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires est aujourd’hui plus que jamais un crime, a-t-il déclaré. L’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires est immorale. Et la possession d’armes atomiques est également immorale ».</p> <br /> <br /><p>Dans l’histoire de l’Eglise catholique, ces déclarations ne sont pas une nouveauté absolue mais clairement, le pape François a décidé de faire très fort. Et ses déclarations risquent de susciter un certain malaise car beaucoup d’officiers français qui mettent en œuvre ou qui participent à la dissuasion nucléaire sont des catholiques et souvent des catholiques pratiquants extrêmement convaincus. Ils vont ainsi se trouver dans une situation assez délicate, d’avoir à défendre, en tant qu’officiers français, la dissuasion nucléaire, tout en la condamnant en tant que catholiques pratiquants. Le décryptage de notre journaliste Jean-Dominique Merchet.</p> <br />
