Six professeurs risquent jusqu'à un an de prison et 7 500 euros d'amende selon le recteur de Toulouse. L'éducation nationale leur reproche d'avoir perturbé les épreuves E3C, le nouveau baccalauréat.<br />Depuis 15 jours, les actions, les manifestations se succèdent.<br />«C'est vraiment une volonté de faire peur pour arrêter le mouvement», dénonce un professeur de mathématiques du lycée Antoine Bourdelle de Montauban (Tarn-et-Garonne). Seul 36 % des élèves de première ont passé une partie de l'épreuve, les autres la boycottent toujours avec le risque d'obtenir un zéro comme note.<br />Le directeur académique reste ouvert à la négociation à condition que les enseignants grévistes laissent se dérouler les futures épreuves normalement. Pas sûr qu'il soit entendu. Un prochain rassemblement est prévu devant le rectorat de Toulouse mercredi 5 février 2020.
