La marée, je l'ai dans le cœur<br />Qui me remonte comme un signe<br />Je meurs de ma petite sœur, de mon enfance et de mon cygne<br />Un bateau, ça dépend comment<br />On l'arrime au port de justesse<br />Il pleure de mon firmament<br />Des années lumières et j'en laisse<br />Je suis le fantôme jersey<br />Celui qui vient les soirs de frime<br />Te lancer la brume en baiser<br />Et te ramasser dans ses rimes<br />Comme le trémail de juillet<br />Où luisait le loup solitaire<br />Celui que je voyais briller<br />Aux doigts de sable de la terre<br /><br />Rappelle-toi ce chien de mer<br />Que nous libérions sur parole<br />Et qui gueule dans le désert<br />Des goémons de nécropole<br />Je suis sûr que la vie est là<br />Avec ses poumons de flanelle<br />Quand il pleure de ces temps là<br />Le froid tout gris qui nous appelle<br />Je me souviens des soirs là-bas<br />Et des sprints gagnés sur l'écume<br />Cette bave des chevaux ras<br />Au raz des rocs qui se consument<br />Ö l'ange des plaisirs perdus<br />Ö rumeurs d'une autre habitude<br />Mes désirs dès lors ne sont plus<br />Qu'un chagrin de ma solitude
