Sortant de son silence, le premier ministre, Justin Trudeau, a appelé les Canadiens à « écouter la science » alors que le « convoi de la liberté » des camionneurs canadien fait subir « un siège » à la capitale canadienne, selon son maire.<br /><br />#Manifestationscontre #mesuressanitaires #Canada #maire #Ottawademande #aide #autoritésfédérales <br /><br />Près de 500 camions campaient toujours dans la capitale canadienne, le 7 février 2022, pour protester contre les mesures sanitaires. PATRICK DOYLE / REUTERS<br /><br />Débordé par des centaines de camions qui font le « siège » de la capitale canadienne, le maire d’Ottawa a appelé les autorités fédérales à l’aide pour mettre un terme à la démonstration de force des routiers contre les mesures sanitaires, objet d’un débat en urgence au Parlement, lundi 7 février au soir.<br /><br />« Il faut que ça cesse », a martelé le premier ministre, Justin Trudeau, de retour en personne à la Chambre des communes, après une semaine d’isolement pour cause de Covid-19. « Cette pandémie a été nulle pour tous les Canadiens ! », a-t-il lancé, visiblement irrité par les protestations. « Mais les Canadiens savent que la seule façon d’en sortir, c’est de continuer à écouter la science », a-t-il ajouté, avant d’essuyer les reproches des partis d’opposition sur son absence au cours des derniers jours. Pour les conservateurs, il est responsable d’une « division jamais vue dans le pays ».<br /><br />Malgré une situation de plus en plus tendue, le premier ministre, logé actuellement dans un lieu tenu secret, n’était pas intervenu après les manifestations du week-end, laissant ses ministres monter au créneau. « Le gouvernement fédéral répondra présent », a-t-il promis dans la soirée, sans annoncer toutefois de nouvelles mesures, réclamées par les autorités de la ville d’Ottawa.<br /><br />Interdiction de klaxonner<br /><br />Son maire, Jim Watson, a ainsi demandé lundi des renforts à l’Etat fédéral pour mettre fin au « siège » auquel fait face Ottawa et plaidé pour l’envoi de 1 800 policiers supplémentaires. Arrivés en nombre le 29 janvier devant le Parlement et sous les fenêtres de M. Trudeau, près de 500 camions bloquaient toujours le centre-ville lundi.<br /><br />Lire aussi Article réservé à nos abonnés Au Canada, la démonstration de force des camionneurs antivax<br /><br />« Nous devons mettre fin à cette manifestation, mais nous ne pouvons pas le faire seuls », a reconnu lundi le chef de la police, Peter Sloly, appelant lui aussi « à l’aide ». Certaines rues du centre-ville, encombrées de poids lourds, sont toujours bloquées à la circulation, les commerces fermés et des abris de fortune ont été installés par les manifestants qui passent jour et nuit à klaxonner, au grand dam des habitants, pris dans le bruit et les vapeurs de diesel.<br /><br />Ces derniers ont toutefois gagné, lundi, une première bataille : la cour supérieure de l’Ontario a ordonné aux protestataires de cesser
