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Les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, mode d'emploi

2022-10-07 38 Dailymotion

Lauric Henneton, maître de conférence à l'université de Versailles Saint-Quentin et spécialiste<br />des Etats-Unis, revient sur l’importance des « midterms » qui se tiendront le huit novembre<br />prochain outre-Atlantique<br />Le huit novembre prochain, des millions d’Américains sont appelés aux urnes pour les élections<br />de mi-mandat, les fameuses « midterms ». Deux ans après la victoire de Joe Biden face à<br />Donald Trump, les électeurs sont invités à voter pour renouveler la Chambre des représentants<br />et plus d’un tiers du Sénat.<br />Une élection de la plus haute importance tant pour le camp démocrate que pour le camp<br />républicain, l’un voulant sécuriser le pouvoir du Président pour les deux dernières années du<br />mandat, l’autre souhaitant ardemment prendre sa revanche.<br />« Les élections de mi-mandat ont toujours pour enjeu la composition du Congrès pendant les<br />deux dernières années du mandat présidentiel, explique Lauric Henneton, maître de conférence<br />à l'université de Versailles Saint-Quentin et spécialiste des Etats-Unis. Quel Congrès pour Biden<br />entre 2023 et 2025 ? Quelle majorité et quelle marge de manœuvre aura-t-il pour gouverner,<br />pour légiférer ? »<br />C’est aussi l’occasion pour différentes villes et comtés de voter pour des référendums d’initiative<br />populaire ou pour renouveler divers fonctionnaires locaux. De nombreux Etats en profitent aussi<br />pour élire leur gouverneur, comme c’est notamment le cas du Texas ou encore du Michigan.<br />Mais si les enjeux d’un tel scrutin sont élevés, l’intérêt des électeurs, lui, n’est pas toujours au<br />rendez-vous. En 2014, par exemple, seuls 36,4% des inscrits ont fait le déplacement vers les<br />bureaux de vote. Soit le taux de participation le plus faible enregistré depuis 70 ans.<br />« Ces élections n’intéressent pas grand monde, confirme Lauric Henneton. En 2014 en<br />particulier, on avait atteint des chiffres de participation qui étaient particulièrement inquiétants et<br />qui avaient suscité un débat, des tribunes, pour savoir s’il fallait que le jour des élections soit un<br />jour férié parce qu’il y avait un problème de démocratie. Les élections de mi-mandat<br />n'intéressaient pas les électeurs en général et en particulier les jeunes. »<br />Ce qui n’a, en soi, rien de surprenant. D’une manière générale, les « midterms » ont toujours été<br />plus faiblement suivies que l’élection présidentielle outre-Atlantique. Mais ça, c’était avant<br />l’arrivée de Donald Trump.<br />« Donald Trump est arrivé et, en 2018, la participation a été historiquement haute. Il a un<br />pouvoir de mobilisation contre lui. On peut donc s’attendre à ce que, comme le spectre de<br />Donald Trump plane toujours sur l’élection, la participation soit relativement forte cette année<br />tout simplement car Trump va mobiliser une partie du camp républicain, qui est revanchard, et<br />que les démocrates vont se mobiliser à la fois contre Donald Trump et contre ses candidats »,<br />précise Lauric Henneton.<br />Ces élections de mi-mandat sont avant tout décisives pour la suite de l’action du locataire de la<br />Maison Blanche. Mais

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