#Turn #DoubledéfautLe #couloirsombre<br />https://gotopnews.com/post/1332300<br />Avant de partir vers la gloire, le tennisman Charles Rivard a emprunté le plus long couloir. Celui-ci sans fenêtre, le plus sombre, celui qui mène à l'arrière de son corps. Comme dans la chanson populaire de Laurence Jalbert, sortie en 1993, il y a 30 ans déjà, une marée montante de glace l'envahit, mais sous la forme d'un bain thérapeutique très, très froid. Une solution temporaire pour soulager les maux de dos chroniques de Charles Rivard, qui l'empêchent d'atteindre son plein potentiel sur le court. Avant un match crucial, oui, un sentiment étrange l'envahit. C'est de l'anxiété, que Charles Rivard réprime avec de l'alcool ou des somnifères. Un immense mal de soi qu'il cache en lui, ajouterait la flamboyante Laurence Jalbert, aussi perspicace que clairvoyante. En fait, le seul couloir qui permet à Charles de chercher le meilleur de lui-même est celui du stade du Parc Jarry, qu'il emprunte pour poser le pied sur le terrain principal de l'Omnium de Montréal, où sa carrière peu impressionnante reprend vie presque miraculeusement. . Trêve d'analogie musicale douteuse, vous verrez le parcours cahoteux de cet athlète aux cheveux peroxydés à la Andre Agassi dans la très bonne série Virage - Double faute, que Noovo lance ce mardi, à 20 h, contre Les bracelets rouges à TVA et À cœur battant de Radio-Canada. Forte soirée de fictions au programme. Virage – Double faute est une production efficace, rythmée et percutante, coécrite par Éric Bruneau, Marie-Hélène Lebeau-Taschereau et Louis Morissette, qui y joue également un rôle important, celui de l'entraîneur d'élite Sylvain Carrier. Le premier épisode débute dans un tournoi mineur – un challenger – au Saguenay. Classé 187e mondial, Charles Rivard , presque la trentaine, vit sur le circuit professionnel. Il dort dans des motels miteux, souffre de troubles anxieux et survit grâce aux parrainages de l'entreprise familiale de camionnage. Espoir chez les juniors, l'exubérant Charles Rivard, qui a les ongles peints en noir, a frappé à la porte du top 50 avant de crouler, lâché par son entraîneur et démotivé par sa stagnation au classement ATP. La retraite attend. Mais lorsque Charles, dont le parcours ressemble à celui de Simon Larose, croise la route de son ancien entraîneur de Tennis Canada, Sylvain , il sent que c'est sa dernière chance de se hisser au sommet. Les séquences de tennis de Virage – Double faute ont été tournées avec minutie et réalisme par Rafaël Ouellet, le cinéaste à l'origine du thriller époustouflant Arsenault & fils, disponible sur Crave. Éric Bruneau, qui emprunte même les tics d'Alexander Zverev, sait manier la raquette et il a le physique élancé d'un vrai joueur de tennis. Test de crédibilité réussi. Ce qui est le plus captivant dans Virage, c'est la relation tordue de Charles avec sa mère psychorigide Françoise , une ancienne cha