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France insoumise: la pression monte autour de Sophia Chikirou

2023-10-03 16 Dailymotion

Au cœur d'une enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017, la députée insoumise de Paris Sophia Chikirou, proche du triple candidat à la présidentielle, voit la pression médiatique et politique s'accentuer autour d'elle.<br /><br />La justice soupçonne Mediascop, sa société de conseil en communication, d'avoir surfacturé certaines prestations lors de la campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017, ce que nie l'élue de 44 ans, connue pour son franc-parler.<br /><br />Selon le journal Le Monde mardi, celle qui était à l'époque la responsable de la communication du candidat de la gauche radicale, devrait être prochainement entendue par un juge en vue d'une éventuelle mise en examen pour "escroquerie aggravée".<br /><br />De quoi nettement accélérer un dossier passé au second plan médiatique ces derniers temps.<br /><br />La cheffe des députés de La France insoumise (LFI) Mathilde Panot a appelé mardi en conférence de presse à ne pas "accorder trop d'importance" à ces informations, dénonçant des "mensonges".<br /><br />"Ca fait cinq ans qu'on nous dit que bientôt nous allons être mis en examen, convoqués, etc.", a-t-elle ajouté, dénonçant au passage comme "profondément sexiste" le fait de "s'attaquer régulièrement" aux femmes politiques.<br /><br />Dans son viseur également, un numéro de l'émission "Complément d'enquête" à paraitre jeudi sur France 2 qui revient sur la personnalité et les méthodes de gestion contestées de Sophia Chikirou, notamment lorsqu'elle dirigeait la webTV Le Média.<br /><br />Selon une séquence déjà diffusée, elle aurait usé d'une insulte homophobe - "tafioles de merde" - pour qualifier dans un SMS les membres de la rédaction du Média, qui souhaitaient rédiger un communiqué concernant une fausse information diffusée à l'antenne.<br /><br />De quoi raviver les souvenirs des critiques de l'époque, notamment celle de la journaliste Aude Rossigneux qui avait dénoncé après son départ un univers fait de "violence" et "brutalité.<br /><br />Libération révèle pour sa part un message envoyé récemment par Mme Chikirou dans le canal de discussion Telegram des députés LFI après que l'élue de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain a fait part de son "ras-le-bol" des passes d'armes entre Jean-Luc Mélenchon et le leader communiste Fabien Roussel.<br /><br />"Je préfère attendre sur le bord de la rivière de voir passer leurs corps" y écrit Sophia Chikirou, à propos des opposants internes.<br /><br />"Des termes un peu durs, dits dans un cadre privé", répond à l'AFP le coordinateur du mouvement Manuel Bompard.

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