Les idées reçues ont la vie dure. Platon serait "platonique", éthéré, ennemi des choses sensibles, prompt à se réfugier dans le fameux mais introuvable "ciel des Idées". Il n’en est rien. Bien au contraire, il se saisit du monde dans sa chair et dans sa beauté, puis il en cherche la provenance. Plus encore peut-être, il se saisit de la cité, de son organisation et de ses lois, puis il s’efforce d’en penser la possible harmonie. Platon ne se résout pas au chaos politique. N’est-il pas d’une brûlante actualité ?<br />Pour en parler, Olivier Battistini, maître de conférences émérite en histoire grecque à l’Université de Corse, auteur de "Platon, le philosophe-roi" (Ellipses).
