"DESCENTE AUX ENFERS" / En 1995, Mireille Liberas a tué son fils Gilles de deux balles de revolver. Depuis douze ans, elle tentait de le sortir de l'enfer de la drogue, en vain. A bout de désespoir, elle a brusquement décidé de lui ôter la vie, elle voulait mettre fin à ses jours ensuite mais le pistolet s'est enrayé. Son procès doit se dérouler dans six mois, mais elle a décidé de rompre le silence pour mettre en garde toutes les mères de toxicomanes. A travers son récit, elle analyse toutes ses erreurs. Elle a attendu que Gilles ait 19 ans avant de lui avouer le nom de son père... Elle est persuadée que si elle avait parlé plus tôt, tout cela ne serait pas arrivé. Son propos est parfaitement illustré par Yan, un toxicomane qui n';a vu le bout du tunnel que le jour où ses parents ont accepté de reconnaître sa toxicomanie. Des mères désespérées ont créé à Marseille une association, "Les amies de l'Espoir”. Elles accueillent toutes celles qui ont besoin de conseils et de réconfort. Nous sommes allées chez la présidente de l'association qui ce jour-là accueillait une nouvelle venue... Encore faut-il s'apercevoir à temps du drame que vivent les enfants. France, elle, ne comprend toujours pas pourquoi ses trois fils se sont drogués. <br /><br />Tous ces témoignages nous ramènent à Mireille Liberas et nous font mieux comprendre son drame.
