Clémence Guetté, vice-présidente de l'Assemblée nationale, a été l'invitée du "8h30 franceinfo" le mardi 29 octobre. Elle a abordé des sujets majeurs tels que le budget, les retraites et le recours au 49.3 en répondant aux questions d'Hadrien Bect et Bérengère Bonte.<br /><br />## Un budget de la Sécurité sociale sans majorité<br /><br />Alors que l'Assemblée nationale a débuté l'examen du budget de la Sécurité sociale 2025, Clémence Guetté a souligné que "ce budget a été rejeté en commission des Affaires sociales, c'est historique, il n'y a pas de majorité". Elle a critiqué la situation actuelle au sein de la macronie, qu'elle qualifie de "déliquescence totale", alors que l'examen de la partie "recettes" du budget a été interrompu pour se concentrer sur celui de la Sécurité sociale. Elle a ajouté : "On constate une majorité minoritaire qui ne se présente pas et qui refuse de prendre la responsabilité de son propre budget".<br /><br />## LFI et l'abrogation de la réforme des retraites<br /><br />Concernant la réforme des retraites, Clémence Guetté a mis en évidence l'absence de majorité sur cette question cruciale, rappelant que la France insoumise (LFI) et le Nouveau Front populaire plaident pour "l'abrogation de la réforme précédente instaurée par Emmanuel Macron l'année dernière de manière illégitime". Une confrontation est prévue au sujet du gel des pensions, qui pourrait être retardé de six mois. Le gouvernement affirme que cette mesure permettrait une économie de 4 milliards d'euros. Les partis de gauche ont proposé plusieurs amendements pour supprimer cette disposition, qu'importe la façon dont le gouvernement souhaite la compenser. Selon Guetté, il est pertinent de s'assurer que le plus grand nombre de retraités puisse voir leur pension ajustée à l'inflation, soulignant que : "Aujourd'hui, ceux qui vivent avec 1 400 euros par mois peinent à joindre les deux bouts".<br /><br />## Réponses aux débats sur le Budget 2025 et le 49.3<br /><br />Au sujet des discussions concernant le Budget 2025, Clémence Guetté a exprimé : "Nos arguments sont déformés ; il est évident que cette majorité-minoritaire n'accepte pas la discussion et qu'elle prépare le terrain pour un recours au 49.3". Elle a averti que si le gouvernement choisit cette voie, "nous déposerons une motion de censure". Elle a enfin qualifié cette éventualité de "brutalité démocratique", affirmant que le gouvernement, bien que faisant appel à des méthodes et un langage appropriés, conduira à des conséquences néfastes à l'égard de la démocratie.