D'après l'ADEME, la France compte environ 2,5 millions d'utilisateurs de trottinettes électriques. Cependant, une question demeure : combien d'entre eux bénéficient d'une assurance ? De plus en plus de propriétaires prennent conscience de l'obligation d'assurance uniquement après avoir été impliqués dans un accident, ce qui entraîne un nombre croissant de litiges.<br /><br />## Un usage fréquent mais peu informé<br /><br />Les trottinettes électriques, faciles à utiliser et accessibles même aux mineurs, sont devenues courantes dans nos villes. Néanmoins, peu d'utilisateurs réalisent qu'elles nécessitent une assurance, à l'instar des voitures. Certains expriment leur frustration, soulignant que l'information sur cette obligation n'est pas suffisamment diffusée. Souscrire à une assurance est crucial pour bénéficier d'une couverture en cas d'accident.<br /><br />## Des conséquences financières sévères<br /><br />Rouler sans assurance peut mener à une amende de 750 euros et entraîner des conséquences sérieuses. Isabelle Van Brabant, par exemple, a été heurtée par une trottinette en marchant dans la rue, souffrant d'une main polyfracturée. Bien que, après deux interventions chirurgicales, elle soit en mesure de jouer à nouveau, sa dextérité n'est plus la même. Elle a intenter un procès contre l'auteur de l'accident, et les frais se sont élevés à « 40 000 euros » en avocats et expertises. Selon elle, grâce aux assurances qu'ils avaient, ils ont été remboursés de la moitié de ces coûts, soulignant l'importance d'être couverts.<br /><br />Dans le cas où l'auteur de l'accident n'est pas assuré, le fonds de garantie des victimes se retournera contre lui, ce qui peut compliquer davantage la situation.
