## L'essor d'un terme lié à la désinformation<br />À l'approche de la fin de l'année 2024, la discussion autour des termes liés à la désinformation prend de l'ampleur. Le mot "Antivax", apparu dans le dictionnaire en mai 2020, s'est popularisé durant la pandémie de Covid-19, mais ses racines plongent profondément dans l'histoire, datant du XXe siècle. Ce terme désigne un mouvement d'opinion qui s'oppose à certains vaccins ou à la vaccination dans son ensemble, mettant en question leur efficacité et leur inocuité, comme le présente le Petit Larousse.<br /><br />## Des accusations inspirées d'un passé lointain<br />L'historique de la désinformation autour des vaccins remonte aux débuts des lois sur l'obligation vaccinale. Dès 1902, des rumeurs concernant les effets secondaires des vaccins circulaient, associant le vaccin contre la variole à des transformations corporelles grotesques, illustrées par des caricatures de l'époque. Des figures de proue telles qu’Edward Jenner et Louis Pasteur ont été accusées d'avoir des motivations financières, alimentant la rhétorique complotiste en utilisant déjà l'expression "Big Pharma".<br /><br />## La méfiance envers les vaccins et le rôle des médecins<br />Il est important de noter que la méfiance envers les vaccins ne se traduit pas systématiquement par de la désinformation. Il est possible d'exprimer des réserves sur un vaccin sans contester les faits scientifiques. Toutefois, le terme "antivax" est souvent associé à un militantisme anti-vaccin propice à la diffusion de fausses informations. Des professionnels de santé ont, lors de manifestations ou sur les réseaux sociaux, relayé des assertions infondées concernant les vaccins Covid, qu'elles soient sur des modifications génétiques ou des conséquences mortelles.<br /><br />## Les théories conspirationnistes en évolution<br />Le discours complotiste autour des vaccins continue d'évoluer. Après le Covid-19, d'autres vaccins, tels que celui contre les papillomavirus, sont devenus la cible de fausses informations, avec des allégations concernant leur efficacité dans la lutte contre le cancer du col de l'utérus. Ces inexactitudes ont conduit les autorités sanitaires à intensifier leurs efforts d'information, alors que les taux de vaccination, notamment chez les jeunes hommes, demeurent préoccupants.
