Ils ont été accueillis comme rarement avant un coup d'envoi cette saison, écharpes tendues et encouragements bruyants malgré les résultats en berne et la peur de tout perdre, ils ont ensuite été sifflés à la mi-temps ou quand le jeu n'allait pas assez vite après la pause, avant d'être ovationnés comme il se devait après chacun des cinq buts qui ont ramené l'OM à la 2e place de Ligue 1, à la faveur aussi du nul entre Monaco et Strasbourg (0-0).<br />Hier soir, les Olympiens n'ont pas réalisé l'exploit du siècle, et ils ont même réussi à encaisser un but de pauvres Montpelliérains promis à la Ligue 2, qui n'avaient plus marqué depuis le 16 février. Mais ils ont fait un peu plus que le boulot, plus que le minimum syndical en tout cas, grâce à une deuxième mi-temps très spectaculaire, qui suivait un premier acte très indigent pour un prétendant à la Ligue des champions, seulement embellie par un but sur penalty de Mason Greenwood (7) et de deux autres occasions de l'Anglais (6, 29).<br />Le numéro 10 de l'OM, comme Luis Henrique, était invité par une banderole du Virage Depé "à se bouger", ce qu'il a fait, comme souvent face aux mauvais élèves du championnat, puisqu'il a aussi inscrit un très joli but, celui du 3-0, au terme d'une belle action collective et d'un centre parfait d'Amir Murillo (67). Un "csc" de Ndollo Bille (60) l'avait précédé, avant un golazo de Jonathan Rowe sur une aile de pigeon (74) et un duel facilement remporté par Adrien Rabiot (90) pour le clou du spectacle, avec deux services de choix d'Ulisses Garcia et Ismaël Bennacer.<br />Malgré un jeu pas toujours emballant en 2024-25, l'OM remportait sa cinquième victoire en inscrivant 5 buts (62 en tout, deuxième meilleure attaque de Ligue 1), pour la deuxième fois contre le MHSC, quand Monaco réussissait l'exploit, dans la même saison, de battre la meilleure équipe d'Europe en C1 (le Barça) et de perdre à Montpellier, trois points qui compteront peut-être au décompte final.<br />Nous n'en sommes pas encore là, et il reste encore quatre matches pour décider du sort de cette équipe paradoxale, parfois brillante (pas assez souvent hélas), tantôt frustrante mais bien accrochée à sa place de dauphin, au moins au podium. La très belle impression laissée en deuxième période ne doit toutefois pas faire oublier les dernières semaines, et il faudra faire mieux, faire plus, pour écarter dans huit jours des Brestois qui étaient au rendez-vous des 16es de finale de Ligue des champions il y a deux mois et qui ont battu… Monaco il y a quinze jours.