Le président gabonais Omar Bongo est décédé lundi 8 juin des suites d'un cancer, a annoncé lundi le gouvernement gabonais. Agé de 73 ans, il était une figure emblématique sur le continent africain depuis plus de quatre décennies. A la tête de ce petit pays pétrolier depuis plus de 41 ans, il était un véritable gage de stabilité pour le Gabon, ayant réussi à manoeuvrer sa réelection malgré l'instauration du multipartisme. Mais plus encore, il représentait un véritable symbole de la "Françafrique". Ainsi, il a su nouer d'étroites relations avec les différents présidents français, notamment avec Jacques Chirac, son interlocuteur privilégié, et son successeur. Il a aussi rendu de nombreux services au président Sarkozy, comme nous le confie Antoine Glaser, directeur de la Lettre du Continent et coauteur de "Sarkozy en Afrique" (Plon). Des services permettant à la France de mieux s'introduire en Afrique, et qui ont valu à Omar Bongo de nombreuses critiques en raison du caractère douteux de ces relations, oscillant entre raison d'Etat, lobbies et réseaux politico-affairistes. Ces derniers mois, Omar Bongo était très agacé de la procédure judicaire lancée en France dans l'affaire des "biens mal acquis", qui visaient trois chefs d'Etat africains, dont lui. <br /><br />Découvrez plus d'infos et de vidéo sur lesinfos. com
