Comment expliquez-vous cette fin de match ratée ?<br />Ça devient récurrent. C’est un scénario qu’on a vécu contre le Paris FC. Quand l’arbitre a sifflé, je me suis revu sur le banc du stade Jean-Bouin. Il faut relever la tête, même si c’est très difficile et délicat. On n’a pas le choix.<br />Le changement de Gouiri par Medina était-il utile au moment où Strasbourg avait réduit l’écart ?<br />Le message que j’ai fait passer, c’était de garder un bloc médian même avec un cinquième défenseur. Le but était de renforcer la défense, pour que les joueurs se sentent plus à l’aise.<br />La semaine a été très compliquée, l’accueil du stade aussi. Comment l’ont vécu vos joueurs ?<br />Je ne sais pas, je ne suis pas dans leurs têtes. Mon objectif était de préparer au mieux l’équipe contre Strasbourg. Je les ai sentis bien toute la semaine.<br />On sent qu’Emerson n’attaque pas le ballon sur le penalty…<br />Oui, on peut éviter ce penalty. "Emi" est un garçon exemplaire en dehors et sur le terrain. Il aurait pu attaquer le ballon, mettre la tête, je ne sais pas… Tout se mêle et ça donne ce penalty…<br />Vous teniez ce match pourtant. Est-ce que cet OM est malade ?<br />Il n’est pas malade, mais il est en grande difficulté. Quand ça se répète, on ne peut pas dire autre chose. Il faut l’aider. On doit se remettre au travail. Il faut balayer ce résultat et penser au futur. Si on regarde derrière, ça fout le vertige…<br />Est-ce seulement un problème mental ?<br />Évidemment. Je l’ai vécu par le passé. La tête, c’est 80% du potentiel du joueur. Les joueurs sont atteints, c’est psychologique. Il faut continuer à travailler, et plus fort.<br />Qu’avez-vous pensé des banderoles contre McCourt et Longoria ?<br />Je n’ai pas fait attention. J’étais obnubilé par le match. C’est difficile, je comprends totalement la colère des supporters. Ils viennent voir un spectacle, leur équipe gagner. Ce soir, c’est encore du gâchis… C’est logique, on doit tuer le match ! Prendre un penalty à la 94e, ça fait mal aux têtes… Je comprends leur déception.<br />Votre intérim peut-il se poursuivre ?<br />Je ne peux pas vous dire. Mon objectif était de préparer Strasbourg, avoir un résultat positif. On a travaillé avec le staff pour répondre aux attentes. Il faut demander à Pablo ou à Medhi pour mon avenir.<br />Êtes-vous prêt à aller au bout de la saison si la direction vous le demande ?<br />Si Pablo et Medhi me le demandent, je le ferai volontiers. Je ne lâcherai pas ce groupe, je le connais par cœur. Je suis au service du club, s’il faut faire la semaine d’entraînement et aller à Brest samedi, on est prêt.
