Les deux équipes du média Frontières ont du être expulsées cet après-midi de la manifestation organisée à Saint'Denis par le maire de la ville et par l'extrême gauche. Une foule compacte était réunie dans une ambiance calme et musicale sur le parvis de l'Hôtel de ville, aux côtés de plusieurs syndicats et associations et de nombreuses personnalités politiques de gauche, dont les Insoumis Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot et Sophia Chikirou, ou encore une délégation socialiste.<br /><br />Erik Tegner, el patron de Frontières, l'a annoncé lui-même sur son compte X, avec un premier message :<br /><br />"Une équipe de 100% Frontières vient d’être exfiltrée du fameux Rassemblement anti raciste à Saint-Denis. 30 minutes à peine sur place : encerclement, harcèlement, insultes, violences. La police contrainte d’exfiltrer des journalistes pour éviter un lynchage. La nouvelle France ?"<br /><br />Quelques instants plus tard, Erik Tegner a annoncé l'exfiltration de la deuxième équipe de son magazine :<br /><br />"Une 2ème équipe de 100% Frontières a dû également partir à l’instant : deux jeunes femmes journalistes de notre rédaction harcelées, poursuivies et insultées."<br /><br />Sur les images ci-dessus, on peut voir le journaliste Jordan Florentin, qui tente de faire une interview mais qui est insulté, lui et son journal, avant d'être exfiltré.<br /><br />De son côté une autre journaliste de Frontières, Eva Duparc écrit sur son compte X :<br /><br />"Avec Cassandre Pihen, nous nous sommes fait prendre à partie : insultées, poursuivies. Impossible de simplement faire notre travail et d’informer sans risquer un véritable lynchage. Même quand on est une femme."<br /><br />"On veut plein de maires noirs contre la peste brune": plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées contre le racisme samedi à Saint-Denis, à l'appel du nouveau maire LFI Bally Bagayoko qui cristallise depuis son élection un débat devenu national sur la discrimination raciale.
