Le 16 janvier 1992, Mohamed Boudiaf est revenu en Algérie après 28 ans d'exil au Maroc. Ce retour historique visait à combler le vide institutionnel après la démission forcée du président Chadli Bendjedid et l'interruption du processus électoral.<br /><br />Le rappel par l'armée : Les dirigeants militaires de l'armée algérienne (ANP) ont fait appel à sa légitimité historique de père fondateur de la révolution (FLN) pour stabiliser le pays au bord de la guerre civile.<br />La présidence : Dès son arrivée, il prend la tête du Haut Comité d'État (HCE), une présidence collégiale transitoire mise en place pour diriger l'État.<br />L'espoir populaire : Surnommé « Si Tayeb El Watani », sa réputation d'homme intègre et sa volonté affichée de lutter contre la corruption et l'islamisme radical suscitent une immense attente au sein de la population.
