Une soirée d'anniversaire a tourné au cauchemar, samedi 31 octobre, à Rouen, en Seine-Maritime, où une quinzaine de jeunes catholiques a été violemment agressés par plusieurs dizaines d'individus. Les victimes, âgées d'une vingtaine d'années, se rendaient à la célèbre foire Saint-Romain après avoir passé une soirée entre amis.<br /><br />Dans le bus, elles avaient chanté des chansons populaires et religieuses, notamment des chants catholiques, dans une ambiance festive. Mais à proximité de la foire, le groupe aurait été brusquement pris à partie par plusieurs jeunes criant « Il y a des fachos!».<br /><br />Selon les témoignages recueillis par Boulevard Voltaire, plusieurs dizaines d'individus auraient alors encerclé une partie des amis. Des insultes racistes et des menaces de mort auraient été proférées : « Sales Blancs, on va vous buter ! ».<br /><br />L'un des agresseurs présumés aurait également lancé : « Je suis musulman, j'ai 16 ans et je te baise ta mère. » Un jeune aurait tenté d'apaiser les tensions en répondant : « Non, non, on n'est pas fachos, on est catholiques ! » Un autre aurait même déclaré à leurs agresseurs : « Mais nous, on vous aime. On ne vous a rien fait. »<br /><br />Malgré ces tentatives de dialogue, plusieurs membres du groupe auraient été jetés à terre et frappés à coups de pied.<br /><br />Le frère de l'organisateur de la soirée, âgé de 21 ans, aurait notamment été roué de coups, tandis que son aîné aurait été frappé en tentant de lui porter secours.<br /><br />Quatre jeunes hommes auraient terminé leur soirée à l'hôpital, l'un d'eux souffrant notamment d'une fracture du plancher de l'orbite.<br /><br />L'organisateur de la soirée aurait lui-même perdu connaissance après son retour à domicile, nécessitant une hospitalisation.<br /><br />Plusieurs plaintes auraient été déposées, tandis que les victimes dénoncent une agression motivée par leur identité française et leur foi catholique.<br /><br />Cette attaque présumée intervient dans un climat de fortes tensions à Rouen, où la préfecture avait interdit les manifestations dans plusieurs quartiers le 31 octobre, notamment autour des Docks 76.<br /><br />Les autorités ont confirmé que la soirée avait été marquée par des violences commises par des groupes sans lien avec les cortèges de manifestants.<br /><br />Une autre agression collective a également été signalée le même soir près du stade Diochon, mais aucun lien avec l'attaque des jeunes catholiques n'est établi.
