Été 1972, en plein bourbier vietnamien et irlandais, le Monde a les yeux rivés sur Reykjavik où se déroule "le match du siècle" entre le prodige américain des échecs Bobby Fisher et le soviétique Boris Spassky, champion du monde en titre.<br /><br />En pleine guerre froide, ce duel, ô combien symbolique, entre l’Est et l’Ouest dépasse largement le cadre des échecs. Vainqueur, l’autodidacte de Brooklyn de 29 ans met fin à l’hégémonie russe... et quitte, sans préavis, le circuit au sommet de la gloire. Psychologiquement instable, Fisher a-t-il mal vécu de n’être qu’un pion sur l’échiquier international ?
